Road Trip 2015, entre Italie et Suisse

Road Trip 2015, entre Italie et Suisse

Difficile de résumer en quelques phrases et photos un Road Trip de 19 jours aussi exaltant, mais je vais quand même essayer, au moins pour vous donner l’envie de partir un peu à l’aventure…

L’idée de départ

En fait, au départ il n’y avait pas vraiment de plan. Je voulais simplement admirer des mes propres yeux quelques endroits qui me faisaient rêver, comme les Tre Cime di Lavaredo ou encore le Cervin depuis Zermatt. Et puis dans la mesure du possible, courir un maximum dans ces spots de rêve, se laisser guider par l’envie de découverte et d’aventure. Du coup, je n’avais rien prévu de particulier niveau logistique si ce n’est un léger road book avec l’itinéraire ci-dessous.

Mille milliards de mille Thabor

La première grande étape de mon voyage m’amène dans la Vallée de la Clarée, où l’objectif était d’effectuer l’ascension du Mont Thabor (3178 m) en trail. J’avoue que je connaissais pas ce petit coin des Alpes mais j’y reviendrais sans aucun doute tellement j’ai été séduit par la beauté des paysages. La multitude de lacs d’altitude ainsi que les marmottes qui galopent dans les alpages confèrent à cet endroit un souvenir assez magique et féérique.

Vérone et le lac de Garde : le charme à l’italienne

La route entre Névache et les Dolomites est longue alors j’avais décidé de faire une halte à Vérone et de visiter les jolis villages aux abords du lac de Garde.

J’ai commencé par Sirmione, une des perles du lac. La ville se dresse sur une étroite péninsule qui pénètre le lac sur 4 km. On accède à la ville par le pont-levis d’un vieux château fort. Le décor des ruelles colorées donne une atmosphère très pittoresque et rempli de charme.

Vérone est une ces villes typiques de l’Italie. On y ressent tout le charme et le romantisme qui la caractérise. Ce n’est peut être pas pour rien que c’est la ville des « amants de Vérone ». On y retrouve de jolies ruelles et des places de marbre blanc. C’est une ville vivante qui fourmille sans cesse. Les monuments de l’antiquité sont superbes comme le célèbre Ponte Pietra surplombant le fume adige.

Le lendemain, j’ai remonté toute la rive Est du lac de Garde, en effectuant quelques arrêts ici ou là, notamment à Lacize qui présente un très joli port.

Bolzano : le sud du Tyrol

Je quitte la chaleur et le foule du lac de Garde pour prendre la route des Dolomites plus au Nord. Je fais une escale à Bolzano qui se situe juste au pied du massif. Du centre ville, on peut apercevoir les premières cimes des dolomites au loin. Même si le style a changé, la ville est là aussi très sympa. Un des côté attrayants de Bolzano réside dans cette atmosphère unique qui mélange (dans l’architecture, la langue et les coutumes) des traits caractéristiques de l’Italie et de l’Autriche. Ce soir là, je loge dans une pension de famille sur les hauteurs de la ville. Un lieu complètement improbable et assez magique !

Les Dolomites : des montagnes lunaires

Après Bolzano, je prends la route des Dolomites par le Val d’Ega, une vallée étroite qui mène jusqu’au Val di Fassa et la ville de Canazei. C’est une des gorges les plus spectaculaires de toutes les dolomites. En cours de route on peut admirer le magnifique Lac de Carezza. Ce petit lac alpin aux eaux verts émeraudes est entouré par les forêts et sommets du Catenaccio et du Latemar.

J’arrive à Canazei en milieu de matinée et je décide de partir sur le tracé d’une célèbre course qui a eu lieu quelques jours auparavant : la Dolomiti SkyRace. Le parcours grimpe depuis le centre ville jusqu’au Piz Boé (3 152 m) avant de redescendre par un itinéraire différent. Au final, ça représente 22 km avec 1700 m de dénivelé. Un pur régal pour les yeux et pour les jambes !

Le lendemain je reprends la route en direction de Cortina d’Ampezzo. J’en profite pour faire quelques photos ainsi qu’une randonnée autour des Cinque Torri et du Nuvolau. Je prends conscience vraiment du caractère exceptionnel de ces montagnes. L’architecture si singulière des dolomites se décline dans une impressionnante variétés de formes, dominants des paysages de forêts ou de pâturages. C’est très impressionnant.

J’arrive à Cortina d’Ampezzo où j’ai décidé de rester 3-4 jours afin de sillonner les alentours. La ville est idéalement placée dans une vallée encadrée par les sommets du Tofane, du Pomagagnon, du Cristallo et du Sorapsis.

Le premier jour, je commence par aller voir les fameuses Tre Cime di Lavaredo dont j’ai souvent vu les photos. Je passe la nuit au camping du lac Misurina à seulement quelques kilomètres de Tre Cime. Le lendemain matin, le temps est orageux mais je décide quand même de monter en courant au pied des montagnes. D’une part ça permet d’éviter le péage de 24€ pour y accéder en voiture et d’autre part, courir dans un endroit pareil c’est juste inoubliable !

Le jour suivant, je décide de m’initier à la Via Ferrata. Les dolomites sont un endroit idéal pour ça. Après location du matériel, je pars en direction de la Val di Fanes : une vallée très jolie, pleine de cascades.

Je passe mon dernier jour dans les Dolomites avec une longue sortie trail autour du massif des Tofanes. Entre vallées torrentielles à l’atmosphère lugubre et chemins en balcon avec vue plongeante sur Cortina, le parcours est un condensé des paysages aperçus ces 4 derniers jours.

On the road again… direction la Suisse

La route est longue en direction de Zermatt. Il me faudra 2 jours pour la parcourir. Mais qu’est ce que c’est beau ! Les cols s’enchaînent à plus de 2000 m d’altitude. Pas étonnant que certaines poursuites en voiture de James Bond aient été tournées sur ces routes.

Zermatt et la montagne Toblerone

J’arrive à Zermatt sous la pluie mais je suis confiant car la météo des deux jours suivants s’annonce ensoleillée. Le lendemain, je pointe le nez au dehors de la tente et m’aperçois que le ciel est bien bouché ! Tant pis, je tente le coup. Je m’équipe en tenue de trail et je pars en direction du pied du Cervin. A  2 000 m le ciel se dégage enfin. Je grimpe jusqu’au pied des glaciers où je peux admirer les montagnes qui m’entourent, notamment le Breithorn. Le sommet du Cervin quant à lui reste timidement caché derrière les nuages.

Un peu rincé par la sortie trail de la veille, je passe mon deuxième jour à Zermatt à randonner. Je monte en direction de Gornegrat en passant par le lac Riffelsee. C’est LA carte postale du Cervin. Un lac d’altitude bordé de linaigrettes dans lequel le Cervin se reflète comme dans un miroir. Un vrai petit coin de paradis. Un peu plus haut, je peux admirer le Mont Rose, le Breithorn , et toutes les magnifiques montagnes qui les accompagnent. Difficile de quitter cet endroit et de redescendre dans la vallée !

Chamonix : Lac Blanc express

Je quitte la Suisse pour me rendre dans la vallée de Chamonix. Après une journée complète de repos et sous la pluie, je peux « enfin » repartir sur les sentiers, en direction du lac blanc au pied des aiguilles rouges. Malheureusement, pile au moment où je touche au but, le ciel se couvre et les nuages viennent obstruer la vue. Tant pis, j’ai quand même pu admirer le massif du Mont-Blanc, l’Aiguille Verte, les Grandes Jorasses pendant une grande partie de la montée.

Happy End au Grand Paradis

Dernière étape du voyage, je rejoins mon frère aux Houches direction l’Italie. Après une nuit au camping de Pont, on effectue l’ascension du Grand Paradis (4061 m) sur la journée. Première expérience piolet/crampons pour moi, j’écoute attentivement les conseils de mon guide personnel. Et franchement quel pied ! Je ne pouvais pas rêver mieux pour finir un tel périple que de gravir un sommet de 4000 avec mon frangin. Merci.

Conclusion

Nul doute que ce voyage me laissera des souvenirs impérissables. Cela me conforte dans l’idée qu’il ne faut jamais hésiter à réaliser ses rêves et ça confirme parfaitement l’une des mes citations préférées :

« N’ayez jamais peur de la vie, n’ayez jamais peur de l’aventure, faites confiance au hasard, à la chance, à la destinée. Partez, allez conquérir d’autres espaces, d’autres espérances. Le reste vous sera donné de surcroît » – Henry de Monfreid